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Jean-Paul Leonis : « SANA, un acte de solidarité »

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Jean-Paul Leonis, membre de l'équipe d'encodeurs au sein du laboratoire SANA.

Ils sont près de 165 membres du personnel de l’UNamur à s’être portés volontaires, début mars, pour prêter main forte au formidable travail réalisé au sein du laboratoire SANA. Chercheurs, logisticiens, techniciens et volontaires aident au dépistage massif et systématique du COVID-19. Dans la grande équipe SANA, il y a les encodeurs, fonction essentielle parmi tant d’autres. Hommage à ces précieux encodeurs avec le portrait cette semaine de Jean-Paul Leonis.

Jean-Paul Leonis travaille à mi-temps au support administratif apporté aux chercheurs étrangers et à mi-temps à la Faculté des sciences. Il fait partie de l’équipe d’encodeurs de SANA. 

Qu'est-ce qui vous a motivé à rejoindre SANA ? 

« Apporter une aide à un projet qui a plusieurs facettes. Humaine, tout d’abord, car il s'agit de membres du personnel (académiques, scientifiques et ATG) qui, l'espace de quelques heures, y consacrent une partie de leur temps. Il y a notamment plusieurs doctorants impliqués au quotidien et chacun sait que le temps dont ils disposent pour réaliser leur doctorat est particulièrement précieux. Apporter mon aide à SANA est donc un acte de solidarité avec toutes ces personnes. Une seconde facette de ce projet est l'image de l'Université véhiculée dans la presse. C'est une image positive, qui montre que nos chercheurs sont à la pointe et qu’ils ont une faculté d'adaptation remarquable. Une autre facette est sociale. Je ne vais pas mentir en disant que c'était aussi une occasion de voir d’autres personnes. Cela permet aussi de travailler avec d'autres membres de l'institution pour un projet qui est hors de nos fonctions respectives. Enfin, ma petite contribution de quelques heures hebdomadaires me permet d'apporter une pierre à l'édifice et d'aider un corps médical qui se décarcasse depuis des semaines pour gérer les conséquences de cette épidémie. En résumé, il s'agit surtout de faire ma part ».

Pouvez-vous nous décrire dans quelles conditions vous travaillez pour SANA ? 

« Nous travaillons dans un laboratoire de biologie. Les conditions sont bonnes, l'ambiance est sérieuse et décontractée. Sérieuse parce qu'il faut vraiment éviter de faire des erreurs. Mais elle est aussi décontractée et agréable, même s’il a fallu s'habituer à utiliser un clavier avec des gants. Nous prenons toutes les précautions pour ne pas nous mettre en danger, ni mettre les autres en danger. Malgré la petite routine qui s'installe au fil des semaines, nous restons toujours très vigilants tant aux mesures de sécurité qu'aux données que nous encodons ».

Quel message souhaitez-vous faire passer aux membres du personnel et aux étudiants ? 

« Le message de rester positifs tout en restant négatifs. Rester négatif dans le sens du slogan "stay safe". Faites tout pour ne pas être diagnostiqués positifs au Covid-19. Et, positif car il ne faut pas céder à la panique, au découragement, au fatalisme. La situation à laquelle nous faisons face est exceptionnelle et doit nous apprendre à utiliser notre faculté d'adaptation, à tous les niveaux ».