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Un modèle pour améliorer la mobilité transfrontalière vers le Luxembourg

Chaque jour, environ 185.000 frontaliers rejoignent le Grand-Duché du Luxembourg pour travailler. À l’horizon 2035, on en prévoit 100.000 de plus. De quoi provoquer une réelle saturation du trafic tant autoroutier que ferroviaire dans la région transfrontière entre la France, la Belgique et le Luxembourg. Une problématique face à laquelle un ambitieux projet transfrontalier de modélisation et simulation des déplacements entend proposer des solutions. C’est le projet MMUST auquel l’UNamur participe activement. Une première européenne pour la mobilité transfrontalière !

Lancé ce 27 mars, le projet MMUST (Modèle Multimodal et Scénarios de mobilité Transfrontaliers) a pour ambition d’apporter des solutions à la saturation actuelle des autoroutes et des trains, en Lorraine Nord, au Luxembourg et dans le sud de la Wallonie. Ce projet est développé par 23 partenaires, dont l’UNamur avec son Institut namurois des systèmes complexes (naXys) et plus particulièrement son groupe de recherche sur les transports (GRT).  MMUST s’inscrit dans le cadre du programme INTERREG V A Grande Région. Il est cofinancé grâce au FEDER (Fonds Européen de Développement Régional).

MMUST fournira une connaissance approfondie des déplacements dans cette zone transfrontalière. Il s’appuiera également sur un panorama des projets liés aux transports afin de réaliser une prévision des déplacements et de la circulation de demain. Son objectif est aussi de permettre une meilleure coopération entre les pays, en homogénéisant les connaissances et en mettant en place des méthodes de travail communes entre les différents pays.

À terme, MMUST deviendra ainsi un outil à la décision pour les différentes autorités concernées. Il leur permettra de mieux définir les stratégies en matière de mobilité pour fluidifier le trafic autoroutier et ferroviaire de cette importante zone.

« Dans ce projet, l’UNamur va participer au développement collectif du modèle, outil de simulation des déplacements », explique le professeur Éric Cornélis qui travaillera sur ce projet avec Joanna Bednarz, chercheuse au sein du GRT. « Nous sommes notamment en charge de récolter des données sur ‘les préférences déclarées’ des usagers de l’ensemble de cette zone transfrontalière. C’est-à-dire que nous allons demander leur avis sur des scénarios futurs de mobilité (p.ex. nouveaux modes de transport comme les véhicules autonomes, nouvelles politiques tarifaires, etc.) afin de pouvoir tenir compte de l’impact de ceux-ci sur leurs comportements et donc sur les flux de trafic. ».

L’aboutissement de ce travail est prévu pour fin 2021.

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