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Un air pur, une question d’avenir !

Selon l’OMS (l’Organisation Mondiale de la Santé), neuf personnes sur dix respirent un air qui n’est pas sain. Des gaz toxiques le polluent. Leurs effets sont néfastes pour la santé des hommes mais aussi pour celle de notre planète. Un projet de recherche visant à les éliminer vient de débuter : Dépollutair. Issu du programme européen Interreg, il concerne plusieurs universités européennes dont l’UNamur.

L’air que nous respirons est empli de gaz issus de l’industrie (les imprimeries, les teintureries …), des transports (voitures, camions, avions, bateaux),  et de l’activité humaine (l’incinération de déchets de jardin, par exemple). À l’avenir, grâce à une combinaison de plusieurs technologies, le benzène, les aldéhydes,  les cétones, ou encore les produits organiques chlorés (des Composés Organiques Volatiles, aussi appelés COV) pourront être éliminés et remplacés par des gaz non toxiques. C’est l’objectif poursuivi par le projet Dépollutair. « Par le passé, plusieurs projets de recherches menés à l’UNamur ont engendré des résultats prometteurs dans la destruction de ces gaz toxiques, mais ils ne se sont pas montrés totalement efficaces », explique Bao-Lian Su, professeur de Chimie et porteur du projet pour l’UNamur, « il fallait combiner les technologies développées à l’Université de Namur avec celles proposées dans d’autres universités européennes, afin de trouver une solution optimale ».


Un projet européen


Le projet Dépollutair est transfrontalier, il réunit au total neuf équipes issues cinq universités : Namur, Mons, Gand, Dunkerque et Lille.  Chaque institution possède sa spécialité : la (photo)catalyse, l’absorption, le plasma… Autant de technologies qui, combinées les unes aux autres, pourraient montrer une plus grande efficacité dans l’élimination des gaz toxiques. « Le projet a débuté en octobre dernier. Pour l’instant, l’UNamur a déjà créé des matériaux pour la photocatalyse et la catalyse utilisées par les Universités de Mons, de Lille et de Dunkerque. C’est un vrai partenariat », décrit Tarek Barakat, chercheur en chimie à l’UNamur. Car c’est aussi l’objectif poursuivi par le projet : développer une expertise transfrontalière dans ce domaine, et accentuer la mobilité des chercheurs. À noter que durant toute la durée de ce projet de recherche, une équipe spécialisée en toxicologie examinera la toxicité des gaz, à chaque étape : avant traitement, en cours de traitement, et à l’issue du projet. Depollutair, c’est aussi une sensibilisation du grand public à la thématique des gaz toxiques. À cet effet, un workshop sera organisé le 23 juin prochain. Au programme : explication de ces gaz, dans quelles conditions ils sont produits, ce qu’ils induisent sur notre quotidien, et quelles technologies utiliser pour les détruire. Plus d’infos : https://6-voc-workshop.sciencesconf.org/.

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