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L’UNamur analyse les ossements du célèbre évêque Jacques de Vitry

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© Guy Focant

Le tombeau de Jacques de Vitry, dignitaire reli­gieux et mécène inhumé à Rome en 1240 a été ouvert le 8 septembre dernier à Oignies, dans le cadre du projet CROMIOSS. Ses ossements ont ensuite été transférés à l’Université de Namur pour effectuer des prélèvements et en analyser l’ADN, ce qui devrait permettre d’en savoir plus sur l’histoire du Trésor d’Oignies.

C’est en présence de Dominique Allard, Directeur à la Fondation Roi Baudoin, de Anne de Breuck, gestionnaire des Fonds du Patrimoine de la Fondation Roi Baudoin, Guy Harpigny, évêque de Tournai et Cédric Visart, Président du Conseil d’Administration de la Société Archéologique de Namur, que l’anthropologue, Carine Polet, a dressé l’inventaire du sarcophage à l’église Sainte-Marie, avant de transférer ces ossements à l’UNamur.

Un projet ambitieux aux objectifs multiples

Le projet CROMIOSS initié par la Société Archéologique de Namur (SAN), avec le soutien de la Fondation Roi Baudoin, vise à approfondir les connaissances historiques sur l’évêque Jacques de Vitry et le Trésor d’Oignies. Chercheurs en sciences humaines, anthropologues, archéologues, biologistes et physiciens du nucléaire sont donc mobilisés pour tenter de déterminer une concordance entre l’identité du propriétaire des ossements conservés à l’église Sainte-Marie d’Oignies et celui des mitres préservées au Musée provincial des Arts anciens du Namurois (TreM.a). Le deuxième volet du projet consistera en une étude approfondie des mitres du Trésor d’Oignies.

De la recherche de pointe

Le projet aura pour première étape l’étude des ossements par une anthropologue, ce qui permettra notamment de déterminer le sexe, mais aussi d’éventuelles pathologies ou particularités de la personne. La datation des ossements sera ensuite affinée au moyen d’une ana-lyse au carbone 14. Des échantillons d’ADN seront également prélevés à l’intérieur des mitres du Trésor d’Oignies. Des analyses supplémentaires devraient permettre de dater et de recontextualiser les mitres grâces aux informations recueillies sur la provenance du parchemin, les pigments des enluminures, les techniques de tissage, l’analyse des colorants textiles et l’identification des types de fibres.

Un large partenariat

Au-delà de l’UNamur, des scientifiques venus de nombreuses institutions sont impliqués : des chercheurs de l’Université de Liège, de l’Institut Royal du Patrimoine Artistique, de l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique, du Centre européen d’Archéométrie, du Musée de la Mode d’Anvers, du service Archéologie du Service Public de la Wallonie, et de la Katholieke Universiteit Leuven participent au projet CRO¬MIOSS.

Une exposition à venir

Une fois le projet terminé, la SAN organisera une exposition, détaillant les étapes suivies, les méthodes scientifiques utilisées et les résultats obtenus. De quoi promouvoir ce projet à l’aspect scientifique novateur, qui aborde le patrimoine historique d’un nouvel œil.

Contact : Jean-Yves Matroule - 081 72 42 45 - jean-yves.matroule@unamur.be
Plus d'info : http://www.lasan.be/la-recherche/projet-cromioss