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Deux jeunes chercheurs obtiennent une bourse prestigieuse, un sésame pour les USA !

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Thibault Barbier et Anaïs Wanet

Anaïs WANET, doctorante dans l'Unité de Recherche en Biologie Cellulaire (URBC), et Thibault Barbier, docteur au sein de l’Unité de Recherche en Biologie des Microorganismes (URBM), viennent de décrocher un prestigieux BAEF award. Il s'agit de bourses d'études délivrées par la Belgian American Educational Foundation pour effectuer un séjour de 6 mois à 1 an aux USA.

A l’automne 2015, Anaïs Wanet s’envolera pour les USA. Elle y rejoindra l’équipe du professeur Daniel Tenen, éminent hématologue et oncologue de l’Université d’Harvard, pour entamer un post doc.  Au sein de ce laboratoire, spécialisé dans les recherches sur les leucémies, les recherches de la jeune namuroise porteront sur la communication via les vésicules extra-cellulaires dans le développement de la leucémie. « J’ai toujours été attirée par deux grands thèmes de recherche : les cellules souches, sur lesquelles je travaille pour le moment, et le cancer. Les leucémies étant des cancers de cellules souches sanguines, le sujet me permet de mêler mes deux centres d’intérêt», se réjouit Anaïs Wanet. En lui accordant cette bourse, la BAEF a fait le pari de soutenir une jeune chercheuse, au CV académique déjà impressionnant, qui a de l’ambition et qui n’hésite pas à prendre des initiatives. Elle ne s’arrêtera pas en si bon chemin puisqu’elle espère obtenir des financements pour rester trois ans aux USA. Mais elle nous l’a assuré, elle reviendra en Belgique après !

Thibault Barbier, rejoindra le laboratoire du Prof Sarah Fortune (Fortune Lab), du Département d'immunologie et des maladies infectieuses de la Harvard School of Public Health (HSPH) à Boston. Ce laboratoire est spécialisé dans les recherches sur la bactérie pathogène Mycobacterium tuberculosis et s'intéresse notamment au rôle de petits ARN non-codants dans l'adaptation du pathogène ou les facteurs favorisant l'émergence de souches résistantes aux antibiotiques. Le tout en employant des techniques à la pointe telles que la microscopie microfluidique, du séquençage haut-débit. Au sein de ce laboratoire, Thibault Barbier travaillera plus spécifiquement sur un projet dont l’objectif est de définir comment de petits ARN non-codants permettent de moduler la transcription chez cette bactérie mais aussi d'investiguer comment cette régulation peut être liée à l'adaptation du pathogène durant l'infection.

C’est donc un projet innovant et actuel, mené au sein d’un laboratoire exceptionnel, par un jeune chercheur prometteur, au vu du nombre d’articles et de prix qu’il a déjà engrangés, que le BAEF a décidé de soutenir. Une expérience dont Thibault Barbier attend beaucoup d’un point de vue scientifique et relationnel : « L'image que je me fais de Boston est un cadre vraiment propice aux interactions scientifiques qui pourront peut-être même perdurer par la suite ». Il espère pouvoir y rester de 1 à 5 ans afin de réaliser un séjour suffisamment long que pour apporter une contribution significative. Mais cela dépendra évidemment des financements. A la question « Avez-vous l’intention de revenir en Belgique après ? » Thibault Barbier répond : « C'est l'idée!  Découvrir un nouveau modèle, acquérir de nouvelles compétences qui sont complémentaires à celles que j'ai pu développer durant ma thèse ainsi qu'agrandir mon réseau de collaborations, pour ramener tout cela par après en Belgique. Mais à nouveau, tout dépendra des possibilités et opportunités au moment de mon retour. Et cela c’est difficilement prévisible... ! ».

Les deux chercheurs namurois devraient revenir en Belgique. Pas de fuite des cerveaux, donc… Espérons que la Belgique leur offre la possibilité de valoriser leur expérience exceptionnelle à leur retour !